En tant que libéraux, nous militons pour une ardente défense des multinationales, du monopole hégémonique des grandes sociétés, du grand patronat, et du CAC40. Nous voulons plus de pauvreté, plus de misère, plus d'exploitation, et plus de bidon-villes. Nous désirons une société de SDF, de travailleurs pauvres, d'exploités, et de précaires. Nous souhaitons que les patrons emploient des enfants, des personnes âgées, et des handicapés dans les conditions les plus profitables pour eux et leurs actionnaires, c'est-à-dire de jour comme de nuit, sans droits sociaux, et à très bas salaire. Le principal moteur de la philosophie libérale est d'ailleurs, cela est de notoriété publique, l'inégalité sociale, juridique, et économique. Si nous ne voulons plus de salaire minimum, c'est bien pour que les patrons paient moins leurs salariés. Si nous ne voulons plus des 35heures de Martine Aubry, c'est bien pour exploiter les travailleurs contre leur volonté, et pour créer plus de chômage. Si nous voulons casser le Code du travail, c'est bien pour que le patron reprenne le dessus sur ses salariés et leur empêche de disposer de droits sociaux. Si nous ne voulons pas des services publics à la française, c'est bien évidemment pour que les consommateurs accèdent à des services privés plus chers, plus contraignants, et de bien moindre qualité.
Nous abhorrons significativement la race lépreuse des fonctionnaires, des agents publics, qui sont une véritable tare pour la France car les individus qui composent ce corps social sont abjects, vains et méprisables. Nous nous complaisons à constater le nombre de chômeurs en France, et nous désirons qu'il y en ait plus que cela, car cela permet, selon l'expression de Marx, d'avoir une « armée de réserve » - cela nous permet, Marx l'a très bien compris, de faire pression sur les salaires. Nous voulons tout privatiser parce que nous voulons donner aux riches et aux aisés la possibilité de jouir sans entraves de tout, alors que les pauvres seront condamnés à vivre désespérement dans la même misère, sans pouvoir se nourrir, se soigner, et payer ses factures. Nous nous combattons contre les régulations économiques car nous voulons une instabilité des marchés, et des monopoles naturels.
Vous l'aurez compris, les libéraux sont bien l'éventail qu'agitent nos adversaires. Notre combat est celui du patronat contre l'employé, celui de l'offre contre la demande, celui du fort contre le faible.
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